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 Sourate An-nas

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Nombre de messages: 223
Date d'inscription: 15/07/2007

MessageSujet: Sourate An-nas   Jeu 9 Aoû - 17:13





Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm

(1). Qoul a'oûdou bi rabbi-n-nâs
(2). Maliki-n-nâs
(3). Ilahi-n-nâs
(4). Min charri-l-waswâsi-l-khannâs
(5). Alladî youwaswisou fî soudoûri-n-nâs
(6). Minal jinnati wa-n-nâs.


Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux

(1). Dis, je cherche refuge auprès du Maître des hommes
(2). Du roi des hommes
(3). Du Dieu des homme
(4). Contre la méchanceté de celui qui suggère les mauvaises pensées et qui se dérobe
(5). Qui souffle le mal dans le cœur des hommes
(6). Qu'il soit lui-même génie ou homme


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Sofiane



Nombre de messages: 74
Date d'inscription: 06/08/2007

MessageSujet: Re: Sourate An-nas   Sam 11 Aoû - 18:35

Nom

Bien que ces deux sourates du Coran, Al-Falaq et An-nas soient des entités séparées et qu’elles soient écrites dans le Mushaf sous deux noms différents, elles sont cependant si profondément reliées l’une à l’autre et leur contenu se ressemble tant qu’on les désigne par un nom commun aux deux : Mu`awwidhatayn (les deux sourates dans lesquelles le refuge auprès d’Allâh est recherché). L’Imâm Al-Bayhaqî dans Dalâ’il An-Nubuwwah a écrit que ces deux sourates ont été révélées ensemble, c’est pourquoi le nom commun aux deux est Mu`awwidhatayn. Nous rédigeons la même introduction pour les deux, car elles discutent et traitent des mêmes thèmes et sujets. Néanmoins, elles seront expliquées et commentées séparément ci-dessous.


Thème et sujets abordés

Les circonstances dans lesquelles ces sourates ont été révélées à la Mecque sont les suivantes. Lorsque le Saint Prophète (que la paix soit sur lui) a commencé à prêcher le message de l’Islam, c’était comme s’il avait provoqué toutes les classes des gens autour de lui. Au fur et à mesure que son message se répandait l’opposition des mécréants de Quraysh devenait de plus en plus forte. Tant qu’ils avaient l’espoir de pouvoir l’empêcher de prêcher son message par la tentation ou par la conclusion d’un marché avec lui, leur hostilité n’était pas très active. Mais une fois que le Saint Prophète les avait déçu, car il se refusait à tout compromis avec eux en matière de foi et, que dans sourate Al-Kâfirûn, il leur est clairement dit : "Je n’adore pas ce que vous adorez et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore, à vous votre religion, et à moi la mienne", l’hostilité a atteint ses limites extrêmes.

Plus particulièrement, les familles dont des membres (hommes ou femmes, garçons ou filles) avaient accepté l’Islam, brûlaient d’une rage intérieure contre le Saint Prophète. Ils l’insultaient, tenaient des réunions secrètes pour le tuer en silence dans l’obscurité de la nuit pour que les Banû Hâshim ne puissent découvrir le meurtrier et se venger. Ils employaient la magie et les sorts contre lui pour causer sa mort, ou le faire tomber malade ou le rendre fou. Des démons parmi les hommes et les jinn se répandaient partout pour insuffler quelque malveillance dans les cœurs contre lui et contre le Coran qu’il avait apporté afin de semer le doute à son égard et détourner les gens de lui.

Beaucoup de personnes brûlaient de jalousie à son égard, car ils ne pouvaient tolérer qu’un homme d’une autre famille ou d’un autre clan que le leur prenne de l’importance et leur vole la vedette. Par exemple, Abû Jahl a expliqué lui-même la raison pour laquelle il dépassait toutes les limites dans son hostilité envers lui : "Nous et les Banû `Abd Manâf (auquel appartenait le Prophète) étions rivaux : ils nourrissaient certains, nous en nourrissions d’autres ; ils fournissaient des moyens de transport aux gens, nous faisions aussi la même chose ; ils faisaient des dons, nous faisions des dons aussi, et ainsi de suite jusqu’au moment où nous sommes devenus égaux en honneur et en noblesse, ils ont alors déclaré avoir un prophète inspiré par le Ciel. Comment pourrions-nous les concurrencer dans ce domaine ? Par Dieu, nous ne le reconnaîtrons jamais, ni n’attesterons notre foi en lui." (Sîrat Ibn Hishâm, volume I, pp. 337-338).

Telle était la situation quand le Saint Prophète (que la paix soit sur lui) a reçu l’ordre de dire aux gens : "Je cherche refuge auprès du Seigneur de l’aurore, contre le mal de tout ce qu’Il a créé, contre le mal de la nuit tombée, contre le mal des magiciens, hommes et femmes, et contre le mal de l’envieux", et de leur dire : " Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes, le Roi des hommes, et le Dieu des hommes, contre le mal de celui qui égare par ses mauvais conseils, contre celui qui inspire le mal dans le cœur des hommes, qu’il soit un jinn ou un humain." Ceci est similaire à ce que le Prophète Moïse a été amené à dire quand Pharaon a annoncé devant toute sa cour son intention de le tuer : "Je cherche refuge auprès de mon Seigneur et de votre Seigneur contre tout arrogant qui ne croit pas au Jour du Jugement la Résurrection." (Ghâfir:27). Et : "Je prends refuge auprès de mon Seigneur et votre Seigneur de crainte que vous ne m’accabliez." (Ad-Dukhân:20).

A ces deux occasions, ces illustres Prophètes d’Allâh étaient confrontés à des ennemis bien équipés, plein de ressources et de pouvoir. A ces deux occasions, ils ont soutenu fermement leur message de Vérité contre leurs puissants ennemis, alors qu’ils n’avaient pas de pouvoir matériel avec lequel ils pouvaient les combattre. A ces deux occasions, ils n’ont tenu aucun compte des menaces, des plans périlleux et des machinations hostiles de l’ennemi, disant : "Nous prenons refuge auprès du Seigneur de l’univers contre vous". Evidemment, une telle fermeté et une telle ténacité ne peut être montrée que par celui qui a la conviction que le pouvoir de son Seigneur est le pouvoir suprême, que toutes les puissances du monde sont insignifiantes contre Lui, et que nul ne peut causer de mal à celui qui a pris refuge auprès de Lui. Seule une telle personne peut dire : "Je ne cesserai pas de prêcher la vérité. Peu m’importe ce que vous pouvez dire ou faire, car j’ai pris refuge auprès de mon Seigneur et votre Seigneur et Seigneur de tout l’univers".
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